Blood From A Stone est un univers à part, où l’on ne pénètre pas facilement. Du temps, il en faut pour saisir toutes les nuances de cet album, intense, étrange et sophistiqué. C’est sans doute parce qu’au delà du cercle polaire, dans la minuscule île norvégienne de Senja où Hanne Hukkelberg s’est installée pour composer les dix chansons de son troisième album, le temps ne file pas si vite qu’ici.
Après avoir vogué entre plusieurs constellations – chanteuse dans des ensembles de jazz, puis dans un groupe de métal, Hanne Hukkelberg sort son premier album solo, Little Things, en 2005. Deux ans plus tard, Rykestrasse 68 figurera dans le classement des cinquante meilleurs albums de l’année par Wire.
Du jazz, elle a gardé cette spontanéité, ce sens de la rupture et du hasard. Fortuite, accidentelle, c’est d’ailleurs comme cela qu’elle qualifie sa musique, dans laquelle elle fait se croiser guitares, piano, orgues d’église, avec d’étonnants instruments, comme des roues de bicyclette et des sabots (Seventeen), des pierres (Midnight Sun Dream) ou une machine à écrire. Du métal, elle a tiré des compositions habitées et lancinantes, comme Salt of the Earth.
Porté par une voix stellaire, entre Stina Nordenstam et PJ Harvey, tantôt fragile et retenue (Crack), parfois même au bord de la rupture (No Mascara Tears), tantôt qui tonne et éclate, rageuse (Salt of Earth ou No One But Yourself), Blood From A Stone est un album sombre et tourmenté comme une nuit de l’hiver boréal.
Si certains titres risquent de verser dans l’ennui (par exemple, Seventeen), l’album est illuminé par deux perles de pop atmosphériques que ne renieraient pas les Cocteau Twins : Blood From A Stone, la chanson-titre, construite autour d’une ligne de basse lourde et répétitive seulement interrompue par un refrain mélodique et choral, et le très beau Bygd Til By, seul titre de l’album écrit en norvégien. Les Pixies, dont Hanne Hukkelberg a repris Break My Body dans son précédent album, ne sont pas loin non plus avec le galop des guitares de Bandy Riddles.
Un album dense, riche en influences et à la musicalité étonnante, à découvrir lentement.
Hanne Hukkelberg – Blood From A Stone
Blood From A Stone est un univers à part, où l’on ne pénètre pas facilement. Du temps, il en faut pour saisir toutes les nuances de cet album, intense, étrange et sophistiqué. C’est sans doute parce qu’au delà du cercle polaire, dans la minuscule île norvégienne de Senja où Hanne Hukkelberg s’est installée pour composer les dix chansons de son troisième album, le temps ne file pas si vite qu’ici.
Après avoir vogué entre plusieurs constellations – chanteuse dans des ensembles de jazz, puis dans un groupe de métal, Hanne Hukkelberg sort son premier album solo, Little Things, en 2005. Deux ans plus tard, Rykestrasse 68 figurera dans le classement des cinquante meilleurs albums de l’année par Wire.
Du jazz, elle a gardé cette spontanéité, ce sens de la rupture et du hasard. Fortuite, accidentelle, c’est d’ailleurs comme cela qu’elle qualifie sa musique, dans laquelle elle fait se croiser guitares, piano, orgues d’église, avec d’étonnants instruments, comme des roues de bicyclette et des sabots (Seventeen), des pierres (Midnight Sun Dream) ou une machine à écrire. Du métal, elle a tiré des compositions habitées et lancinantes, comme Salt of the Earth.
Porté par une voix stellaire, entre Stina Nordenstam et PJ Harvey, tantôt fragile et retenue (Crack), parfois même au bord de la rupture (No Mascara Tears), tantôt qui tonne et éclate, rageuse (Salt of Earth ou No One But Yourself), Blood From A Stone est un album sombre et tourmenté comme une nuit de l’hiver boréal.
Si certains titres risquent de verser dans l’ennui (par exemple, Seventeen), l’album est illuminé par deux perles de pop atmosphériques que ne renieraient pas les Cocteau Twins : Blood From A Stone, la chanson-titre, construite autour d’une ligne de basse lourde et répétitive seulement interrompue par un refrain mélodique et choral, et le très beau Bygd Til By, seul titre de l’album écrit en norvégien. Les Pixies, dont Hanne Hukkelberg a repris Break My Body dans son précédent album, ne sont pas loin non plus avec le galop des guitares de Bandy Riddles.
Un album dense, riche en influences et à la musicalité étonnante, à découvrir lentement.
Pour plus d’infos, le site de Hanne Hukkelberg.
Label : Propeller Music Publishing
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